[FR] D’Agra à Jaisalmer

17 07 2008

Mise à part les paysages, les monuments, la culture et le temps la bonne ou la mauvaise impression que l’on a d’un pays dépend aussi énormément des expériences que l’on y vit. Ces dernières semaines n’ont pas été les plus faciles. Certains Indiens ont une fâcheuse tendance à nous prendre pour des euros ambulants. Dans les endroits touristiques, l’harcèlement est sans arrêt. Lorsque nous descendons du bus ou du train après des heures et des heures de route, une avalanche de rabatteurs nous sautent dessus. La police doit même quelques fois s’interposer. Rares sont les rencontres que nous faisons qui n’ont pas pour intérêt notre portefeuille. Ce n’est peut-être pas une image très positive et nous ne voulons pas mettre tout le monde dans le même sac, mais les endroits les plus touristiques du nord malgré leur splendeur ont cet inconvénient.

Il y a quelques jours, nous avons vécu une série d’expériences qui nous ont bien zappé le moral. C’est à Pushkar une petite ville connue pour son lac où les Indus viennent se purifier et améliorer leur Karma. Nous avons voulu aider un homme qui était couché au milieu de la route, à moitié nu et tremblotant. Il est clair qu’en Inde si nous ne devions nous arrêter à chaque mendiant ou chaque situation quelques fois choquante nous n’avancerions guère. Là, vraiment cet homme avait besoin d’aide. À quelques pas un groupe d’Indiens occupés à boire n’avaient apparemment ni l’intention ni la préoccupation de s’approcher de cet homme. Une seule personne me proposa de le relever. Nous l’avons conduit alors à l’hôpital, où le médecin l’a ausculté de manière très superficielle. Nous lui avons acheté quelques médicaments et laisser à la station d’autobus. Là, nous avons demandé à un shadu une couverture, il a refusé. Fou de rage il a reçu une bonne engueulade, je lui ai dit qu’il devrait se méfier pour son karma. Après ça son attitude a changé du tout au tout. Il a apporté dans les 5  minutes 3 couvertures, un coussin, un pantalon et une canne.
Le lendemain, la situation du vieil homme ne s’était pas améliorée. Nous l’avons donc conduit à l’hôpital d’une ville plus importante. Voir le service d’urgence d’un hôpital en Inde est en soi toute une expérience. Total cet homme souffrait d’une fracture du bassin et d’hypoglycémie.

Le pire dans cette histoire n’est pas seulement la situation de cet homme, mais l’indifférence des personnes autour de lui. La majorité des personnes qui sont intervenues pour nous aider en ont profité pour essayer de nous (soudoyer ou extorquer ?) de l’argent. Le comble fut le taxi qui nous conduit à l’hôpital, il était sensé nous attendre, mais il a préféré partir avec notre argent.

Suite à cette expérience et après réflexion, nous comprenons pourquoi les eaux du lac de Pushkar sont si sales.

Nous sommes maintenant à Jaisalmer aux portes du désert du Thar, nous prenons quelques jours de repos dans un décor superbe et nous tentons de nous réconcilier petit à petit avec l’Inde.

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18 07 2008
yogi

Lu

Beau (mais dur) témoignage

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